Actualités Continental

  • RDC-RCA : Félix Tshisekedi élevé à la dignité de Grand Croix à Bangui

    C’est lors d’une cérémonie solennelle au Palais de la Renaissance, dimanche 1er décembre 2019, que le Président RD. Congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a été élevé à la dignité de “Grand Croix” dans l’Ordre National de reconnaissance centrafricaine.

    C’est son homologue centrafricain, Faustin- Archange Touadera qui l’a décoré de cette distinction exceptionnelle.

    Cette visite d’amitié à été l’occasion pour les deux chefs d’Etats, Faustin-Archange Touadera et Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, d’évoquer les préoccupations communes, notamment sur le plan de la sécurité et de la coopération militaire.

    Rappelons que le président Tshisekedi avait été invité en RCA par son homologue centrafricain, pour prendre part, à la cérémonie de commémoration de la proclamation de la République centrafricaine.

    Rédaction

  • Libye: les Réfugiés Africains paient leur propre emprisonnement

    La Libye devient de plus en plus invivable pour les réfugiés africains dont certains sont obligés de payer pour leur détention, selon Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés. C’est l’un des symboles les plus révélateurs du désespoir des réfugiés dans une Libye ravagée par la guerre. Selon le Haut Commissariat de l’ONU pour Réfugiés (HCR), beaucoup d’entre eux sont obligés de payer pour être accueillis dans des centres de détention pour échapper aux difficiles conditions auxquelles ils font face quotidiennement.

    « Parfois, ils se sentent mieux protégés dans les centres de détention qu‘à l’extérieur. Parce que hors de ces centres, certains sont la cible de trafiquants d‘êtres humains, sont kidnappés et subissent des extorsions, des actes de torture. Donc, certaines personnes ne se sentent pas en sécurité dans de nombreux centres urbains en Libye.

    Certains préfèrent alors être détenus, même si les conditions ne sont pas bonnes dans ces centres de détention, d’autres tentent de corrompre pour entrer dans le centre de détention dans l’espoir que le HCR les réinstalle. », explique le représentant spécial du Haut Commissariat aux réfugiés pour la Méditerranée, Vincent Cochetel.

    Ils se sentent mieux protégés dans les centres de détention qu à lextér ieur.

    Le HCR manque de ressources

    Mais le HCR ne peut satisfaire tout le monde. L’organisme manque de moyens alors que les réfugiés sont de plus en plus nombreux. Pour faire face à cette situation, le représentant spécial du HCR pour la Méditerranée préconise la prise en charge en amont des réfugiés dans leurs pays d’origine. « Nos programmes manquent de ressources, d’environ 35 % dans ces pays. Toutefois, si nous pouvions répondre à leurs besoins, principalement dans les domaines de l‘éducation, de la formation professionnelle, du placement dans ces pays, ces personnes, beaucoup de ces réfugiés ne ressentiraient pas l’envie d’aller en Libye et d’essayer d’avoir un avenir meilleur en passant essentiellement par la Libye. », pense Vincent Cochetel.

    Une Libye devenue invivable pour des dizaines de milliers de réfugiés et de migrants. Le HCR en dénombre plus de 5 000 détenus dans 19 centres de détention officiels, dont certains contrôlés par des groupes armés.

    Par la rédaction

  • Guinée-Conakry : Florent Ibenge candidat au poste de sélectionneur national

    L’ancien sélectionneur des Léopards de la République Démocratique du Congo
    Jean Florent Ibenge a déposé sa candidature au poste de sélectionneur de l’équipe nationale A de la Guinée.

    L’annonce a été faite par la Fédération Guinéenne de football, le vendredi 06 septembre 2019.

    Au total 17 entraîneurs qui ont postulé à ce poste pour conduire la l’équipe Guinéenne. Nous y retrouvons les noms des techniciens Africains comme Européens dont Claudio Ranieri (ancien entraîneur de Chelsea et de la Juventus ), Georges Leekens ( ex entraîneur d’Algérie et de la Tunisie), François Zahoui (finaliste de la CAN 2012 avec la Côte d’Ivoire) et aussi Florent Ibenge qui vient de démissionner après 5 ans passées à la tête de la RDC. Ibenge doit se rendre en Guinée le 12 Septembre prochain pour défendre sa candidature.

    Un mois après sa démission à la tête de la sélection matinale de la RDC , après 5 ans de service, Florent Ibenge veut rebondir en Guinée avec les coéquipiers de Naby Keita.

    Vue son expérience qui a convaincu le monde du football professionnel avec les Léopards Congolais, F. Ibenge est très favori à ce poste.

    La grande question qui se pose est de savoir s’il restera aussi comme sélectionneur de l’AS.V Club si une fois sa candidature est retenu.

    Par FREDDY TENDILONGE

  • Startups : à l’école des futures licornes africaines
    En 2017, la startup kényane Sendy, spécialisée dans les services de logistique et de livraison, avait réussi a levé 2 millions de dollars pour développer ses activités. (Crédits : Reuters)

    Au cours de la dernière décennie, l’Afrique a vu naître des startups novatrices apportant des solutions aux problèmes locaux dans divers secteurs. Dans cette effervescence créative des startups africaines, caractérisée par un contexte financier difficile, seule une infime partie de ces jeunes pousses parvient à tirer son épingle du jeu pour emprunter le chemin menant au statut de licorne.

    Licorne. Importé de la Silicon Valley, le terme désigne une startup valorisée à plus d’un milliard de dollars. Selon ce critère, seul le site d’e-commerce Jumia correspond à ce «statut» en Afrique, où il opère aux côtés de startups locales valorisées à hauteur de dizaines, voire de centaines de millions de dollars. Derrière ces startups novatrices de la fintech, de l’agritech, de l’off-frid, de l’e-education, de l’e-health ou de l’e-commerce se cachent les licornes africaines de demain.

    Quatre secteurs porteurs de futures licornes

    C’est dans le secteur des technologies financières ou fintech que l’on retrouve les startups les plus anciennes et les plus structurées en Afrique. «La fintech est un secteur mature et relativement vieux. Des startups s’y développent depuis plusieurs années», avance Christophe Viarnaud fondateur de Methys, une entreprise installée au Cape en Afrique du Sud et spécialisée dans la digitalisation des entreprises. Les chiffres du secteur devraient passer de 200 millions de dollars actuellement à près de 3 milliards de dollars d’ici à 2020, selon un rapport publié l’année dernière par le groupe bancaire panafricain Ecobank.

    Les startups les plus prometteuses de la fintech sont essentiellement implantées en Afrique du Sud, au Nigeria et au Kenya. Le trio offre l’avantage d’une législation favorable au développement des fintech, combinée à une population importante pouvant constituer une solide base de clientèle.

    De la même manière, l’Afrique a vu émerger des startups dans le domaine de l’off-grid, l’énergie hors réseau électrique. Un secteur porté par le développement des technologies de génération solaire dont le coût a été divisé par trois au cours de ces cinq dernières années. L’off-grid -les innovations dans le domaine de l’énergie- ouvre des perspectives à travers l’accès à un marché de plusieurs centaines de millions de consommateurs en Afrique et au niveau de pays émergents, permettant aux startups de se développer rapidement en termes de valorisation. Deux pays sont à la pointe des solutions pour cet accès à l’énergie : le Nigeria via Rensource et le Kenya, pays d’origine du leader africain M-Kopa. «Les deux startups ont réussi une levée de fonds de plusieurs dizaines millions de dollars»rapporte Christophe Viarnaud.

    Des opportunités similaires s’ouvrent également aux startups africaines innovant dans l’agriculture ou l’agritech. Un domaine où les besoins sont importants et stratégiques pour le futur de l’Afrique. Les innovations les plus remarquées se trouvent dans la robotique, utilisée pour améliorer le rendement agricole. L’Afrique comptait 82 startups spécialisées dans l’agriculture en 2018, selon le rapport Exploring the African Agritech Startup Ecosystem Report 2018, publié par Disrupt Africa en mai dernier. Le Kenya et le Nigeria s’y classent en tête avec un total de 19 startups pour chaque pays, suivis du Ghana. Les trois pays représentent plus de 60% de l’ensemble des agritech africaines.

    Ailleurs, des startups africaines ont réussi à percer et à prendre leur envol en saisissant les opportunités dans le domaine éducatif. Dotée d’infrastructures éducatives peu développées, l’Afrique a la possibilité, à travers des offres digitales et des nouvelles plateformes d’éducation, de proposer de nouvelles méthodes d’apprentissage. Des opportunités que l’on retrouve également dans le domaine de la santé ou l’e-health et qui ont fait émerger des startups structurées dans le domaine de la santé, un domaine réputé difficile. «D’une part, c’est un secteur gourmand en capitaux et très réglementé. D’autre part, il est caractérisé par de nombreuses barrières à l’entrée et ses produits sont difficilement exportables, du fait de la sévérité de la législation internationale», explique le fondateur de Methys.

    Mettre de côté le milliard de dollars et avancer

    De ces secteurs ont émergé des startups pouvant prétendre au statut de licornes dans les prochaines années. Un groupe de startups valorisées à des dizaines ou centaines de millions de dollars et bénéficiant d’une forte croissance. «Une startup africaine qui parvient à obtenir des millions de dollars pour son financement, innovante et dotée d’une stratégie de développement efficace, a des atouts nécessaires pour entamer sa marche vers le statut de licorne», estime Youma Fall, responsable produits de la startup sénégalaise PayDunya. Une position soutenue par d’autres spécialistes qui estiment que les futures licornes africaines devront en plus élaborer une stratégie marketing efficace, proposer des technologies novatrices pour régler des problèmes locaux, des services et produits visant plusieurs centaines de millions de consommateurs.

    Tous s’accordent néanmoins sur la nécessité d’exclure le critère du milliard de dollars de valorisation définissant la licorne. Ils estiment que le passage du statut de startup à celui de licorne en Afrique devrait être tributaire de l’impact de l’entreprise, de la taille de son marché, de sa capacité à générer de l’emploi, à s’exporter, à lever des fonds et à atteindre les centaines de millions de dollars en termes de valorisation.

    Evoluer vers le statut de licorne

    Pour parvenir au statut de licorne, la startup doit être en mesure de développer son entreprise dans plusieurs pays. Une stratégie adoptée par Jumia qui a proposé une boutique en ligne panafricaine, s’adressant à des centaines de millions d’Africains afin de leur proposer tous types de produits, à acheter en ligne et à se faire livrer. Il est également essentiel de construire une base solide dans le pays de démarrage, avant de se déployer vers d’autres régions en Afrique et à l’international. Sur ce point, les stratégies divergent. Si dans l’e-commerce Jumia s’est déployée progressivement en Afrique du Nord et de l’Ouest avant de s’attaquer au reste du Continent, True life, une startup dans l’e-santé, a attaqué avec succès le marché américain jugé plus prometteur, après avoir évolué en Afrique du Sud.

    Le passage du statut de startup à celui de licorne exige également une capacité à lever des fonds et à s’assurer une exécution impeccable. «L’exécution prime sur la stratégie. Si vous avez une bonne stratégie et que vous n’exécutez pas, vous n’y arriverez pas», explique Youma Fall. Une exécution qui consiste à mettre en place les structures, les équipes et l’organisation permettant de prendre rapidement de la vitesse.